
A l'occasion de la vision du film "Mayerling" de Terence Young, je rédécouvre la figure de Sissi, ou Elizabeth-Marie-Eugénie célèbre impératrice d'Autriche et reine de Hongrie, incarnée ici par Ava Gardner brillant de ses derniers feux.
Il me vient à l'esprit le souvenir de cette altesse inclassable au destin tragique, femme-amazone incarcérée dans le luxe de palais à l'étiquette trop rigide, femme de passions et de nerfs passant de la mélancolie viennoise à l'anorexie doublée d'un goût en son temps insolite pour la gymnastique, femme victime poignardée par un anarchiste sur les bords du lac Léman...


Certes la figure juvénile de Romy Schneider dans la trilogie délicieusement kitsch des années 50 s'impose à notre souvenir. Mais celle d'une reine meurtrie et menacée par la folie resurgit aussi grâce à la même Romy qui l'incarna vieillissante et brisée dans le "Ludwig" de Visconti.


Certes la figure juvénile de Romy Schneider dans la trilogie délicieusement kitsch des années 50 s'impose à notre souvenir. Mais celle d'une reine meurtrie et menacée par la folie resurgit aussi grâce à la même Romy qui l'incarna vieillissante et brisée dans le "Ludwig" de Visconti.



Oublions Arielle Dombasle minaudant sous ses voilettes dans un téléfilm très décevant et ressucitons la grande dame Edwige Feuillère, imposante et sublime dans la pièce et le film de Jean Cocteau " L'aigle à deux têtes", huis-clos tout en ombres et lumières où "on est dans le drame jusqu'au cou."






