lundi 25 novembre 2013

ORLANDO


ORLANDO
roman de Virginia Woolf
film de Sally Poter



"Mieux vaut laisser à d'autres le soin et le gouvernement du monde ; mieux vaut être libérée des ambitions guerrières, de l'amour du pouvoir et de tous ces autres désirs virils, si c'est le prix à payer pour jouir des joies les plus élevées, accessibles à l'esprit humain, c'est-à-dire, énonça-t-elle à voix haute comme elle le faisait toujours dans les moments d'intense émotion : la contemplation, la solitude, l'amour."



"Puis soudain Orlando sombrait dans un des ses accès de mélancolie à cause de la vieille clopinant sur la glace, ou à cause... de rien du tout. Il se jetait face contre la glace, observait les profondeurs de l'eau gelée, et il songeait à la mort. Car le philosophe a raison de dire qu'il ne faut rien de plus épais que la lame d'un couteau pour séparer le bonheur de la mélancolie."



"Elle était toujours habitée par la même tendance au ressassement méditatif, le même amour des animaux et de la nature, la même passion de la campagne et des saisons."


"C'est ainsi qu'à l'âge de trente ans, ou à peu près, ce jeune gentilhomme, non content d'avoir connu toutes les expériences que la vie a à offrir, en avait également éprouvé l'inanité. L'amour et l'ambition, les femmes et les poètes, tout était également vain. Et la littérature était une bouffonnerie."


1 commentaire:

Javier Arnott Álvarez a dit…

No hace mucho la revisioné y volvió a gustarme como la primera vez.