samedi 7 décembre 2013

STROMBOLI


STROMBOLI, l'île et le film dans ce film de Roberto Rossellini dessinent autour d'Ingrid Bergman un paysage de complète séquestration. Pour fuir un camp de réfugiés étrangers à la fin de la seconde guerre mondiale, l'héroïne se marie avec un soldat qui la conduit sur son île sicilienne constituée d' un unique et obscur volcan qui devient très vite l'autre vedette du film. Tout le récit triomphant de néo-réalisme tourne autour de la figure de l'enfermement féminin dans les dispositifs asphyxiants de l'exil et du camp militaire, du mariage sans issue, de la famille hostile, de la tribu de pêcheurs la frappant d'ostracisme, de la maison inhospitalière malgré tous les efforts, de l'île et de la géographie, ultime prison de roches et de mer infranchissables où l'on saigne les poissons dans une scène mémorable. L'insularité est le leit-motiv de cette oeuvre tournée dans des conditions éprouvantes ( voir ARTICLE ) et Ingrid Bergman y incarne la tentative désespérée d'échapper à un milieu, à une condition, à une réalité où l'humain agonise, toujours poussée par le désir d'une fuite ou d'une transcendance qui semble finir en cendres au sommet du volcan.










1 commentaire:

Javier Arnott Álvarez a dit…

Curiosamente no hace ni una semana que mi pareja y yo estábamos hablando de esta película.