samedi 16 juin 2012

L'AMBIGU YUL BRYNNER


Ce ne sont pas ses films, parmi les plus populaires de l'histoire d'Hollywood, qui attirent ici mon attention sur Yul Brynner, mais plutôt le visage aux yeux profonds et au crâne impeccablement rasé qui confèrent à cet acteur une aura d'étrangeté et d'exotisme. Cette tonsure originale pour son temps fut le signe distinctif et reluisant de ce natif de l'île russe de Sakhaline et aspirant à un plus illustre destin en Europe puis aux Etats-Unis.



Mais c'est d'abord dans ces années d'exil bohème et parisien que le beau jeune homme oriental déjà très conscient de ses charmes, fit la connaissance de Jean Cocteau, entre boîtes de caviar du restaurant russe où il jouait des airs manouches, et pipe d'opium partagée dans la chambre du poète. C'est en souvenir des ces nuits enfumées que Cocteau invitera Yul, une fois devenu star aux USA à tenir un petit rôle dans "Le testament d'Orphée". 



A cette amitié si particulière, il faut rajouter celle de George Platt Lynes qui réalisa de splendides portraits photographiques de l'apprenti comédien dans tout l'éclat de sa beauté avant que celui-ci ne triomphât sur les scènes de music-hall de Broadway où l'on sait toujours donner de grands rôles on and off stage aux talentueux opportunistes. Photographies qui circulèrent longtemps sous cape et que la reconnaissance trop tardive de l'art Platt Lynes expose enfin au grand jour.










Il n'est pas jusqu'au romancier argentin Manuel Puig, entiché de stars hollywoodiennes, qui ne confesse à sa biographe, mêlant peut-être en amateur de fictions, le souvenir au fantasme, qu'il eut la chance, à la faveur d'un rôle d'assistant sur un tournage, de connaître intimement l'irrésistible talent du mercenaire Brynner. Mais cette douteuse révélation n'est-elle pas pour l'auteur du " Baiser de la femme-araignée" une opportunité rêvée de pouvoir figurer dans la liste des conquêtes de l'idole, entre Virginia Gilmore, Marlène Dietrich et tant d'autres?...



Le sombre magnétisme sexuel qui émane de cette tête brillant sous les sunlights n'aurait donc échappé à  personne. Si la légende de séducteur de femmes de Yul, qui se maria quatre fois et eut cinq enfants, n'a jamais fait aucun doute, il serait intéressant de voir comment elle s'écrit aussi du côté des amours masculines. Mais si l'on commence à ouvrir les placards de celluloïd, la petite histoire des kings, des action héroes et des durs cow-boys d'Hollywood, risquerait fort de devoir être écrite à nouveau...





3 commentaires:

Javier Arnott Álvarez a dit…

Uno de los más bellos y exóticos rostros del celuloide.

Arrakis a dit…

Olá Sébastien,
excelente post este.
O Yul Brynner era um homem interessante e misterioso sem dúvida. E que também gostava de fotografar. Ele tem uma série de fotografias de actores e realizadores com quem trabalhou muito curiosas.

Abraço amigo.

Justo L.C. a dit…

Il était beau, comme même!!