vendredi 25 mai 2012

JIMMY RIVIERE


C'est par hasard que je suis tombé sur ce film  de Teddy Lussi Modeste qui mérite vraiment qu'on s'y arrête. On y suit l'itinéraire du jeune gitan, boxeur et séducteur repenti, qui converti à la secte pentecôtiste très en vogue chez les gens du voyage, espère se racheter une vertu et une existence nouvelles. C'est sans compter avec l'appel du désir, celui de son amoureuse Sonia qui le relance, ou de la passion du ring dans laquelle il replonge.


Portrait d'un jeune homme perdu face à ses choix de vie, déchiré entre des aspirations spirituelles trop rigides et sa rage contrariée de vivre intensément, le beau Jimmy suit le cours de sa rivière-vie peu tranquille. Le film est servi par une superbe photographie qui capte les chaudes lumières et les ombres bleutées de ce parcours initiatique original. On sent l'influence d'un Téchiné dans la mélancolie ou la sensualité qui rythment les séquences ou celle d'un Pialat dans la violence émotionnelle de certaines scènes tournées sur le vif.
Cette œuvre est illuminée par la présence de l'acteur Guillaume Gouix qui est de chaque plan, qui porte le film dans ses poings et ses beaux yeux de garçon âpre et paumé. Et sa ressemblance avec un de mes modèles photographiques préférés n'est-elle pas frappante? A vous de voir...










1 commentaire:

Javier Arnott Álvarez a dit…

No se si la película es buena, no la he visto, pero por verle a él ya merece la pena buscarla.