samedi 6 avril 2013

PIER PAOLO PASOLINI POETE




“De toutes les choses que je sais
une seule m’est présente au coeur :
je suis jeune, vivant, abandonné,
corps de désir consumé.

Je m’arrête un moment sur l’herbe
de la rive, entre les arbres nus,
puis je marche, j’avance sous les nuages,
et je vis avec ma jeunesse.”








“Ce n’est qu’aimer, et que connaître,
qui compte, non d’avoir aimé,
ni d’avoir connu. C’est angoisse

que vivre d’un amour
révolu. L’âme ne grandit plus (...)

comprendre
que peu de gens connaissent les passions
dont sont faites ma vie :
que s’ils  n’ont rien de fraternel, ce sont pourtant
des frères, puisqu’ils connaissent, justement,
des passions d’hommes,
et que, joyeux, inconscients, absolus,
ils vivent d’expériences
qui me sont inconnues.”







“Avec le sourire confus de celui qui supporte
gaiement sa timidité et sa jeunesse, (...)

tu veux savoir ce qu’est l’obscure liberté,
découverte par nous, trouvée par toi -
grâce, elle aussi, sur la terre revenue à la vie (...)

Tu nous enlève cette lumière qui brille pleinement pour toi,
qu’à la nouvelle jeunesse donne chaque nouveau soir (...)

Mais c’est la vie qui est en toi qui a raison : la mort,
qui est dans ce garçon de ton âge et nous, a tort.
Nous devrions questionner, comme tu le fais, nous devrions
vouloir savoir avec ton coeur en pleine effloraison."








1 commentaire:

Javier Arnott Álvarez a dit…

Cada imagen, cada fotograma es pura poesía, nacida del amor y del desgarro.