vendredi 21 octobre 2011

MY MIDNIGHT IN PARIS



Pour parodier Woody Allen dans son dernier film (qui est déjà une parodie de lui-même et du regard d'un américain sur Paris) je rêve à mes rendez-vous fantasmatiques avec les fantômes de l'entre-deux-guerres. Dans une soirée idéale, au Boeuf sur le toit, je croiserais avec ravissement les personnalités qui suivent et bien d'autres encore qui viendraient me faire la surprise de leur apparition...
De " Midnight in Paris" je sauve F.S. Fitzgerald et je le fais accompagner par L'exquise

Lee Miller.


J'apercevrais à une table le catalan Dali et la très chic Coco Chanel.

Avec la belle Simone Signoret on s'approcherait de Jean Gabin...





Mais c'est sur le débutant Jean Marais que mon regard se fixerait avant que Cocteau ne surgisse.


J'irais saluer Anaïs Nin et me ferais photographier comme elle par Brassaï!

Puis on se quitterait le temps d'une danse parmi les marins....


.... qui ne cesserait que pour écouter la môme Piaf chanter " Mon légionnaire".



Je serais prêt à suivre Joséphine où elle voudrait sur le rythme de la Conga!


Quand soudain un fou chantant descendrait du ciel...... bonsoir Charles Trenet!






Mais qui est cette créature de la nuit... C'est Babette, voyons!





Et cette figure inquiétante que l'ami Voinquel a saisie, c'est

Antonin Artaud, l'acteur et le poète!



Pourquoi n'écrit-il pas une chanson pour la troublante Suzy Solidor?


Parce que Jean Cocteau, maître de cérémonie s'y est déjà brillamment appliqué!


Alors Kiki et Man Ray entreraient dans la danse et feraient couler le champagne!


... pour que le rêve ne finisse jamais!



samedi 15 octobre 2011

vendredi 14 octobre 2011

LE TEMPS

Aujourd'hui je conclus un cycle de plus de deux années d'étude de Proust avec Graciela, ma lectrice argentine. De longs mois à se réunir chaque vendredi pour analyser ligne après ligne cette oeuvre immense et à échanger sur la littérature et la vie, sur la vraie vie qu' est la littérature.. Du côté de chez Swann au Temps retrouvé c'est une lecture-fleuve que je traverse pour la deuxième fois, sachant qu'il y en aura d'autres autant que le temps le permet.

Pour ces moments privilégiés autour de l'oeuvre en compagnie d'une disciple aussi passionnée que moi, je remercie les mânes du bon Marcel et incite tout un chacun au pélerinage vers cette cathédrale littéraire dont on ressort transformé.



"Mais au lieu de travailler, j'avais vécu dans la paresse, dans la dissipation des plaisirs, dans la maladie, les soins, les manies et j'entreprenais mon ouvrage à la veille de mourir sans rien savoir de mon métier." Marcel Proust - Le temps retrouvé

jeudi 13 octobre 2011

LE MIME EN COULISSES


Retour sur une session en hommage au mime face au miroir, face à son visage de lune, avant l'entrée sur scène entre ombre et lumière.

Photos Sébastien Paul Lucien











lundi 10 octobre 2011

AUSENTE



"Ausente " est le deuxième long-métrage du jeune réalisateur argentin Marco Berger dont le premier film Plan B avait déjà gagné mes suffrages sur ce blog.

Un lycéen réussit à se faire héberger par son prof pour une nuit en espérant secrètement qu'ainsi " quelque chose se passe entre eux". Plan qui n'a pas traversé une seconde la tête bien-pensante du prof en question mais qui obsède le trouble adolescent, habile en mensonges et manipulations. Qu'adviendra-t-il lors de cette nuit? Dans quelles eaux troubles allons-nous plonger? Qui va s'y débattre et s'y noyer?


A ces interrogations multiples, Marco Berger répond avec son grand talent pour filmer l'ambigüité et les zones de confusion du désir. Traitant la tension érotique à la manière d'un thriller, ménageant suspense et effroi là où il question de sexualité, il sait installer dans son film une tension exquise et douloureuse, la crainte ou le le souhait d'une révélation imminente qui n'arrive pas ou surgit de manière inattendue. On songe au Théorème de Pasolini où un ange pervers vient tout bouleverser le temps d'une visitation. Son exploration des troubles du désir au-delà de la différence des genres et des débordements fantasmatiques sur les rives du machisme rioplatense (et hélas universel) semble au coeur de son oeuvre. Berger joint à cette thématique du flottement érotique, l'esthétisme liquide et ruisselant des corps se mouvant dans les eaux troubles des piscines et s'émouvant dans les labyrinthes des vestiaires.

Comme tout grand cinéaste il semble vouloir placer au centre de son esthétique le regard tendre et désinhibé sur le corps et le visage de ses acteurs magnifiquement dirigés, et manie la la tentation du voyeurisme, fondamentale au cinéma, avec un art subtil et maîtrisé. L'amour, le danger, le doute, le mensonge, le non-dit, la transgression, la culpabilité et la mort nagent et circulent constamment dans ce film qui a la grâce de nous séduire et le génie de nous perturber.



http://www.youtube.com/watch?v=4cazEKUgEcw

samedi 8 octobre 2011