lundi 5 mars 2012

LA COUPE D'OR



Quand Henry James et James Ivory se rencontrent, c'est l'assurance d'un long moment de grâce. Tout ce que j'aime dans le grand genre du cinéma romanesque figure sur l'écran: une intrigue structurée qui croît en intensité jusqu'au bord du mélodrame, une analyse psychologique qui rejaillit aussi bien dans les dialogues que dans le symbolisme des éléments du décor, des acteurs à la grande photogénie et plein d'empathie pour leur rôle, une direction artistique somptueuse et soignée dans un luxe de détails pour un plaisir esthétique toujours enrichi de significations...


"Juste avant son mariage avec la riche héritière américaine Maggie, Amerigo prince italien ruiné, rencontre Charlotte Stants, son ancienne maîtresse, dans les rues de Londres et ils se mettent en quête d'un cadeau pour Maggie. Ils entrent finalement dans une curieuse boutique, où l'antiquaire leur présente une magnifique coupe d'or antique. Mais, avec honnêteté, le marchand leur signale une fêlure quasi indécelable. Après quelques hésitations, Amerigo décline l'offre.

Peu après, Maggie persuade son père d'épouser Charlotte, ignorant tout de ses relations passées avec Amerigo. Charlotte accepte. Le père et la fille restent très proches l'un de l'autre et ne s'investissent guère dans leur mariage. Se sentant délaissés, le Prince et Charlotte sortent de plus en plus dans la société londonienne et finissent par commettre l'adultère..." ( Wikipedia!)





On trouve dans ce film les grandes obsessions d' Ivory: des conflits sociaux et sentimentaux inextricablement mêlés, des tableaux de vie anglaise parsemés de jardins et châteaux de rêves, des intérieurs raffinés à l'extrême où se lovent des amours coupables, une sublimation des visages d'acteurs qui rappelle l'art de Visconti. Même si un certain académisme imprègne cette oeuvre et que la métaphore très fin de siècle de la coupe d'or est un peu trop forcée, on reste séduit par cette intrigue" semi-incestueuse" où les couples se croisent et défont selon des dynamiques affectives qui conduisent au drame de la déchirure et à l'exil loin des passions.



2 commentaires:

Javier Arnott Álvarez a dit…

Que pena no poder comentar nada, es lo que pasa cuando no se ha visto la película, aunque resulta tremendamente atractiva.

St Loup a dit…

Tu l'as dit: Henry James et James Ivory, association presque idéale!