Au coeur de Palerme se trouve la magnifique Fontana della Piazza Pretoria qui fut le premier monument sicilien dont la beauté me frappa le premier soir de mon arrivée alors que le crépuscule d'hiver la recouvrait de ses dorures. Plusieurs fois par jour j'avais le bonheur de la traverser pour regagner mon hôtel à l'angle des Quattro Canti et un arrêt contemplatif s'imposait chaque fois. De style renaissance florentin, elle fut réalisée par Franncesco Camilliani et Michelangelo Naccherino au XVI ème siècle dans le style appelé maniériste ( à la manière de Michelangelo et son école). D'abord destinée à une villa florentine, elle fut importée pièce par pièce à Palerme et reconstituée près de la Via Maqueda et de la chiesa Santa Catarina dans le périmètre noble et sacré de la cité. Ses statues représentant des divinités fluviales palermitaines et des créatures et mythologiques séduisirent par leur grâce et leur fantaisie de détails : sylphides, tritons, naïades, éphèbes et nymphes rappelant des figures mythologiques comme Orphée, Hercule, Bacchus… Animée de jets d'eau et ruisselante de soleil, sa beauté dionysiaque exposant la nudité délicieusement païenne des jeunes corps la fit surnommer par les palermitains des églises et couvents voisins " Fontana delle vergogne", la fontaine de la honte… D'où les mutilations castratrices qui s'ajoutent à celles causées par les ravages du temps. Dans cette capitale qui croule sous les poids des édifices religieux et d'une tradition catholique dont se lamente le Prince Salina dans le Gattopardo, on ne peut que se réjouir de voir combien cette fontaine licencieuse et hédoniste rafraîchit les esprits et arrose de ses jets érotiques la funèbre hypocrisie qui pèse souvent sur le ciel sicilien.
dimanche 26 janvier 2014
lundi 6 janvier 2014
dimanche 5 janvier 2014
PAJAMA : CADMUS, FRENCH, HOENING AND THE OTHERS...
Le groupe photographique PAJAMA
doit son nom aux deux premières lettres de chacun de ses composants Paul
Cadmus, Jared French et son épouse Margaret Hoening. Amis, ex-amants
ou mariés, ces trois artistes américains passèrent du bon temps dans les années
quarante sur les plages nudistes des Fire Islands, menant une vie communautaire
où dominait un grand sens de l'hédonisme et du plaisir au naturel.
Plusieurs séries
photographiques en témoignent à
mi-chemin entre le document sociologique sur une contre-culture américaine et
la pure expression artistique. Posant eux-même ou faisant poser leurs amis, ces
images reflètent un climat de grande liberté et de fraternité, la philadelphia
utopique et solaire dans un monde secoué par la guerre mondiale. Un groupe
d'amis nus sur des plages désertes opposent la beauté et la tendresse à la
barbarie du monde. Des hommes se déchirent, se massacrent au nom d'idéologies
prétextes… d'autres vouent un culte au soleil, au corps épanoui et aux images
pacifiques et sensuelles.
French et Cadmus
s'inspireront à loisir des ces photographies qui rappellent l'art subtil de Herbert List ou de Laure
Albin-Guillot.
Le désormais célèbre
Georges Platt Lynes se joindra un temps à Pajama et immortalisera de clichés
longtemps censurés l'existence estivale et délicieusement transgressive de ses
membres et invités parmi lesquels l'inévitable Tennessee Williams, qui joue ici
les odalisques inversées !
Libellés :
Georges Platt Lynes,
Jared french,
PAJAMa,
Paul Cadmus
vendredi 3 janvier 2014
NOUVEL AN BLEU
Un premier article pour l'année nouvelle, consacré au ciel, à l'eau, aux couleurs rousses de ma terre provençale où j'hiberne en marmotte de janvier ! Que 2014 vous entraine dans un flux de belles découvertes, de rencontres riches et d'approfondissements des plaisirs déjà cultivés.
Je reprendrai les magnifiques paroles d'espérances de Jacques Brel qui synthétisent tout ce qu'il y a à souhaiter en pareilles circonstances :
" Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir
et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer,
….et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions. Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence,
aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite surtout… d’ ETRE VOUS."
Jacques Brel
Et un grand merci à tous les lecteurs fidèles et abonnés, nous franchissons le cap des 600 000 clics et comme on dit chez moi à Buenos-Aires, vamos por mas !
Je reprendrai les magnifiques paroles d'espérances de Jacques Brel qui synthétisent tout ce qu'il y a à souhaiter en pareilles circonstances :
" Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir
et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer,
….et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions. Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence,
aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite surtout… d’ ETRE VOUS."
Jacques Brel
PHOTOGRAPHIES : SEBASTIEN PAUL LUCIEN
Et un grand merci à tous les lecteurs fidèles et abonnés, nous franchissons le cap des 600 000 clics et comme on dit chez moi à Buenos-Aires, vamos por mas !
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