dimanche 14 novembre 2010

UN DIMANCHE AU PARC


Matias, danseur du ballet San Martin de danse contemporaine de Buenos-Aires,se perd dans la chaude après-midi d'un dimanche au parc.




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AETERNA POMPEIA



"L'art de Pompéï" est un somptueux catalogue commenté par Antonnella Manganini aux éditions BLUME qui fait l'enchantement de mon dimanche soir. Les fresques des villas pompéïennes ont toujours représenté à mes yeux un des sommets esthétiques de l'histoire de l'art et surtout un univers pictural qui correspond à mon idée du paradis païen où vont nicher tous mes fantasmes.


Que ces fresques ou mosaïques aient eu une qualité avant tout décorative des luxueuses maisons patriciennes n'enlève rien à leur caractère de chefs-d'oeuvres. Au contraire cette fusion de l'esthétique et du raffinement domestiques avec les représentations sacrées et les valeurs sociales d'une civilisation me semblent justement remplir toutes les fonctions d'un art intégré au quotidien. Tout ce qui fait le charme de la vie terrestre et les fascinations du monde spirituel est ici représenté avec la même expressivité familière: dieux et humains mêlent leur nudité et leurs visages mystérieux au milieu de jardins peuplés d'oiseaux mythologiques, de faunes ou de héros endormis.




Cette mixité bienheureuse est aussi semée d'inquiétudes et de frissons comme l'a si bien expliqué Pascal Quignard : les troubles du désir, les monstres et spectres surgis de la libido humaine portent haut leurs masques tragiques ou grotesques dans les entrelacs de pieds de vigne et lauriers.



Villa des mystères ou chambre des plaisirs, Pompéï est un superbe imaginaire antique, une mosaïque aux textures pourprées et aux émouvants craquelés. Pompéï est cet immense miroir voilé par la cendre des siècles sur lequel peuvent se pencher toutes nos interrogations pour y trouver comme Narcisse à la surface des eaux, le reflet troublant de sa propre identité.


vendredi 12 novembre 2010

LA SAN SEVERINA














MARIA CASARES dans "La chartreuse de Parme" de C. Autant-Lara

vendredi 5 novembre 2010

FUENTE DEL POETA


Tel est le nom d'une fontaine de Buenos-Aires à quelques cuadras de chez moi, vide en ce jour férié de recensement et de deuil national. Juan Luis Cid de la Compania Nacional de Danza Contemporanea argentina improvise une choréographie qui pourrait être l'épilogue de l'après-midi d'un faune.

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mardi 2 novembre 2010

LE JARDIN DES FINZI-CONTINI

Magnifique histoire d'amour imposssible, d'impossible paix, d'un impossible jardin où bruissaient tous les plaisirs de l'enfance, les rêves d'éternels après-midi en compagnie de Dominique Sanda, Helmut Berger ou Lino Capolicchio.

















dimanche 31 octobre 2010

LES PARIS DE DANI


Dani a sa place de choix la trilogie pop-chic de la fin des années soixante aux côtés de Jane Birkin et Françoise Hardy, en tant qu'égérie parisienne, londonienne, gainsbourgienne. Elle a su marquer de sa présence vénéneuse et androgyne quelques films d'auteurs comme Vadim et Truffaut et capter les regard de prestigieux photographes comme Avedon ou Newtown ( et dernièrement ceux de Mélanie Elbaz une copine de mes années lycée!).
Sa voix grave où s'entendent les échos de nuits de dérives et d'années de galères, convient parfaitement à ces chansons légères et mélancoliques que les meilleurs paroliers et musiciens lui ont taillées sur mesure, parmi eux: Daho, Duvall, Fauque etc...


Réfugiée dans les roses sous les lambris de l'Hôtel Costes, elle cultive un parfum de nostalgie et des raffinements d'artiste-culte à laquelle des essaims de guêpes parisiennes font la cour. Si Dani était une rose de sa boutique, on l'imagine mêlant le rose et noir, parfumée à l'éther et sertie d'épines comme autant de blessures existentielles. Une rose qui chante comme dans un film de Jacques Demy avec une bouche outrageusement maquillée de rouge au coeur de ses pétales.

Son dernier album est un entêtant recueil de chansons sur Paris, agréables compositions de commandes pour la plus parisienne des sussureuses. De jolies variations sur le même thème déclinant des images quotidiennes ou sublimées de l'éternelle capitale... quotidienne ou sublimée comme Dani elle-même.

PIER PAOLO PASOLINI